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Et si la CNV n’était pas une manière de mieux parler, mais une manière de mieux nous écouter ?

16 septembre 2026 par
Et si la CNV n’était pas une manière de mieux parler, mais une manière de mieux nous écouter ?
VAN MALE Astrid

Durant cet été, j’ai eu la joie de revoir et de croiser beaucoup de personnes. Et à plusieurs reprises, mon métier de formatrice en CNV est revenu dans les conversations :

« N’écoute pas ce qu’on dit, ce n’est pas terrible ! Toi, tu saurais quoi dire… »

« Ah tiens ! Pour une formatrice en CNV, tu y vas fort ! »

 

Ces remarques m’ont fait sourire… et surtout réfléchir.

Car ce qui me touche là-dedans, outre le nombre de jugements que nous pouvons porter sur nous-mêmes, c’est la méconnaissance de ce qu’est la CNV.


Car non, la CNV n’est pas une manière de parler.

 Ce n’est pas un outil à sortir de sa poche pour trouver « la bonne phrase », obtenir ce que nous voulons ou dire les choses sans froisser l’autre.


Elle m’invite plutôt à déplacer mon attention : non plus vers ce qui ne va pas, mais vers ce qui compte pour moi et ce à quoi j'aspire.

Plus de bic rouge ou vert, de « c’est bien » ou « c’est mal »…

Simplement de l’énergie mise à retrouver la direction dans laquelle je veux aller.

 Et il en va de même avec mon interlocuteur.

Derrière les mots, les maladresses, les réactions ou les jugements, j’apprends à entendre des êtres humains qui, eux aussi, cherchent leur chemin et aspirent à plus de paix, de bienveillance, de respect ou de sérénité dans leurs relations.

La CNV m’invite à ralentir.

À mettre de la conscience sur là où je veux aller et sur la manière dont je souhaite vivre ma vie en interaction avec les autres.

Car j’ai moi aussi mes habitudes. Mes réflexes. Mes manières de me protéger.

Au fil du temps, certaines petites phrases reçues, certains jugements, certaines expériences peuvent nous amener à ériger des barricades autour de nous.

 Ces barricades ont souvent une histoire. Elles ont probablement été utiles à un moment donné. Elles m’ont aidée à me protéger, à ne plus être blessée, à garder une forme de contrôle ou de sécurité.

Mais elles peuvent aussi finir par me couper de ce qui compte vraiment pour moi.

À force de me protéger des autres, je peux aussi me protéger de la rencontre. De la confiance. De la proximité. De la possibilité de demander de l’aide, de dire ce qui est important pour moi ou simplement de laisser l’autre s’approcher.

 La CNV m’invite alors à ralentir et à regarder ces barricades avec curiosité plutôt qu’avec jugement.

Qu’est-ce que cette réaction cherche à protéger ?

Et de quoi ai-je profondément envie, derrière cette protection ?

Car parfois, derrière une barricade, il y a simplement un besoin qui cherche encore un chemin pour être entendu.

Et cela prend du temps.

C’est notamment ce que permettent les ateliers : des espaces où le temps s’arrête un peu, pour écouter, expérimenter prendre du recul et découvrir d’autres manières d’être en relation.

 Alors oui, il existe un processus CNV qui peut nous y aider.

 Il peut être comme un phare dans la nuit, lorsque nous avons trop le nez dans le guidon ou que nos émotions nous submergent.

 Il ne nous donne pas une recette à appliquer. Il nous aide à garder le cap.

À ne plus être uniquement le pantin de nos habitudes, mais à pouvoir choisir comment nous souhaitons être en relation et prendre responsabilité de nos choix.

Pour moi, c’est cela, la CNV.

 Une invitation à nous écouter chacun en profondeur, à ne plus mettre notre énergie à savoir qui a raison ou qui a tort, mais à la mettre au service de ce qui compte vraiment pour nous.

 Et peut-être, petit à petit, à tendre davantage de ponts là où nous avions construit des barricades.

 Des ponts vers nous-mêmes.

Des ponts vers les autres.

Si ces quelques lignes résonnent avec ce que vous vivez, vous trouverez peut-être dans mes prochains ateliers un espace pour ralentir, expérimenter et continuer à construire ces ponts...

 

🎁  “Et si vous preniez un instant pour vous écouter ?”

 

1️⃣ En lisant cette newsletter, peut-être que certaines pensées vous sont venues :

« Oui, c’est exactement ça ! »

« Je ne suis pas d’accord… »

« Moi, je devrais vraiment apprendre à… »

« Tiens, ça me fait penser à… »

Sans chercher à les juger, prenez simplement un instant pour les observer.

 

2️⃣Quelle pensée a retenu votre attention ?

Puis, derrière cette pensée, demandez-vous :

 

3️⃣ Quel besoin important pour moi est peut-être là ?

De la reconnaissance ?

De la sécurité ?

De la liberté ?

De la compréhension ?

De la connexion ?

Du respect ?

Du repos ?

De la légèreté ?

Ou peut-être tout autre chose…

 

Et maintenant, une dernière question :

 

4️⃣ Qu’ai-je envie de faire de la conscience que j’ai aujourd’hui de ce besoin ?

Est-ce que quelque chose a envie de bouger ?

Un choix à poser ?

Une parole à oser ?

Une limite à poser ?

Un peu plus de douceur à m’offrir ?

Ou simplement… prendre le temps d’écouter encore ?

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir immédiatement une réponse.

 

Parfois, prendre conscience de ce qui compte pour nous est déjà un premier pont vers nous-même ;-)

 

📣 Et pour ceux qui le souhaitent, j'ai créé une communauté WhatsApp dont l'intention est de vous partager des nouvelles, des annonces et transmettre des ressources en CNV.

Pour la rejoindre il vous suffit de cliquer ☺️https://chat.whatsapp.com/IIYlcVJqW908cAvrGC5l8r

 

Je vous souhaite une douce fin d’été, remplie de petits moments pour respirer, savourer, écouter ce qui compte pour vous… et repartir vers la rentrée avec un peu plus de clarté et de légèreté. 🌿

 

de tout ❤️,

 

Astrid van Male

Formatrice certifiée du CNVC conventionnée avec l'ACNV-BF

https://www.springtolife.be/